| Sidney Bechet |
Sidney Bechet(1897-1959)
Musicien cosmopolite dès sa jeunesse, Sidney Bechet est à l'origine de la première critique de jazz un peu sérieuse. En 1919, il est le
Prodige musical, né au sein d'une famille créole, il a étudié auprès de Louis dit "Papa" Tio et Lorenzo Tio fils à la Nouvelle-Orléans. Il se joint, en 1917, à l'exode vers Chicago et y travaille avec deux célèbres exilés, le trompettiste Freddie Keppard et le pianiste Tony Jackson. Puis il accompagne Cook à Londres où il découvre le Saxophone soprano, instrument plus dominant que la clarinette et avec lequel il peut aisément produire le palpitant vibrato qui est son signe distinctif.
Expulsé de Grande-Bretagne pour cause de bagarre dans un hôtel, Bechet s'installe à New York où le pianiste Clarence Williams veut à tout prix le faire enregistrer, en particulier aux côtés de Louis Armstrong. C'est ainsi qu'a lieu une première rencontre entre ces géants du jazz. Cependant, de nouveaux problèmes le ramènent en Europe où il passe quatre ans au sein de la Revue Nègre dont Joséphine Baker est la vedette. Pendant qu'Armstrong réalise ses enregistrements classiques, son principal rival comme soliste de jazz est en tournée en Europe et en Russie.
Après un retour triomphal au Festival de jazz de Paris en 1949, il décide de s'établir en France. Bechet y devient une super vedette hexagonale (avec une épouse à la campagne et une maîtresse à Paris), régnant sur ses accompagnateurs et attirant les foules. Son thème Petite Fleur est un succès mondial, même si lui-même était probablement plus fier des partitions de ballets telles que La Nuit est une sorcière qu'il compose pour le danseur et chorégraphe Pierre Lacotte, suite mélodieuse quoiqu'un peu mièvre à la manière des musiques de film de Charlie Chaplin. Depuis sa mort, en 1959, une statue de son buste se dresse dans un parc d'Antibes.
Autoritaire est un mot qui a souvent été utilisé pour définir la musique de Bechet. Ses nombreux ennuis en disent long sur son caractère irascible qui transparaît dans des solos souvent exaltés et passionnés, directs et dépouillés et qu'on ne peut confondre avec ceux d'aucun autre musicien. Ses premiers enregistrements le mettent sur un pied d'égalité avec Armstrong et lorsque ses sonorités éclatantes mènent l'orchestre, sa mesure semble plus en harmonie avec un solo de trompette qu'avec le contrepoint auquel s'en tiennent habituellement saxophones et clarinettes.
Mais ce serait une erreur de ne voir dans l'œuvre de Bechet qu'un simple étalage d'autocratie musicale, en particulier lorsqu'on considère la période précédant son installation en France et tout spécialement son travail à la clarinette. À l'instar de Muggsy Spanier, trompettiste sensible mais puissant, c'est un modèle de sobriété, laissant même le vétéran Bunk Johnson, assez fragile en 1945, être le premier trompette dans des orchestrations proches de l'idéal d'un contrepoint décontracté, cher à La Nouvelle-Orléans. Parmi ses plus célèbres enregistrements il faut faire figurer le remarquable trio Blues in Thirds, avec Earl Hines et Baby Dodds, Blue Horizon, Out of The Gallion avec Mezz Mezzrow, Petite fleur et n'importe laquelle de ses versions de Summertime ou de Weary Blues, un thème qui aurait pu être composé pour lui.
source: wikipedia
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didguitare 8.3.2010 10:08 |
didguitare 10.2.2010 16:46 |
didguitare 5.3.2010 13:15 |
didguitare 9.2.2010 16:33 |
didguitare 16.2.2010 17:59 |
didguitare 6.2.2010 15:11 |
Né à Chicago, Coleman s'installa à New York en 1978. Malgré la formation de nombreux groupes durant sa carrière, son groupe principal Steve Coleman and Five Elements débute en 1981 et est toujours actif aujourd'hui.
Il est l'un des fondateurs du mouvement M-Base, famille spirituelle autour du concept de jouer...