| Flûte traversiere et jazz |
|
Longtemps assimilée à la musique classique, la flûte fait une entrée relativement tardive dans le domaine du jazz, notamment à cause de sa faible puissance sonore. Le premier solo de flûte enregistré date de 1927, et est l'œuvre du flûtiste et clarinettiste cubain Alberto Socarras Durant les années 40, la flûte est fort peu utilisée comme instrument solo : parmi les rares jazzmen à enregistrer avec cet instrument, on peut citer Harry Klee (notamment avec l'orchestre de Ray Linn) et Jerome Richardson (Kingfish avec le big band de Lionel Hampton, en 1949). Les choses vont cependant changer dans les années 50, particulièrement avec l'apparition du cool bop ; en effet ce courant musical, bien que relativement éphémère, a fortement contribué à l'acceptation de la flûte dans le jazz, notamment grâce à des musiciens tels que Bud Shank et Buddy Collette. D'autre part, les progrès réalisés à cette époque dans le domaine de l'amplification ont pour conséquence que de plus en plus de jazzmen (des saxophonistes pour la quasi-totalité) s'intéressent à la flûte : parmi eux Frank Wess (dans l'orchestre de Count Basie), Sam Most, James Moody, Paul Horn et Herbie Mann. Ce dernier, le plus populaire, est l'un des premiers jazzmen à abandonner le Saxophone pour se consacrer exclusivement à la flûte. Il s'intéresse beaucoup aux musiques latines (dans lesquelles la flûte joue un rôle important), et sera l'un des premiers jazzmen à enregistrer un album de bossa nova. En 1956, la revue américaine Down Beat introduit une catégorie " flûte " dans son célèbre classement des meilleurs musiciens de l'année, ce qui prouve que l'instrument commence à être accepté dans le domaine du jazz. Les années 60 voient apparaître quelques flûtistes de grand talent: Eric Dolphy, improvisateur de génie et précurseur du courant free jazz, fait preuve avec cet instrument d'une virtuosité et d'une audace peu communes ; Dolphy est très influencé par la musique classique contemporaine, et en particulier par le virtuose italien Severino Gazzelloni, avec qui il prendra quelques leçons lors d'une tournée en Europe. Yusef Lateef, Sahib Shihab, Roland Kirk et Jeremy Steig utilisent abondamment la technique (inaugurée par Sam Most) consistant à jouer et chanter simultanément dans l'instrument. Cette technique est particulièrement intéressante, car elle permet de gagner aussi bien en volume sonore qu'en expressivité. Yusef Lateef était très attiré par les musiques orientales, ce qui le pousse à jouer de nombreuses flûtes ethniques comme le nai (flûte arabe) ou certaines flûtes chinoises. Paul Horn s'intéresse quant à lui à la méditation transcendantale et à la musique de l'Inde, et enregistrera un disque en solo (à la flûte) dans le Taj Mahal. Le succès d'Hubert Laws, à la fin des années 60, marque une étape importante pour les flûtistes de jazz. Doté d'une solide formation classique, Laws possède une sonorité d'une grande pureté, une technique irréprochable, ainsi qu'une grande rigueur de jeu. Suivant son exemple, de nombreux saxophonistes qui "doublent" à la flûte entreprennent de perfectionner leur technique sur cet instrument ; parmi eux Joe Farrell, James Spaulding et Lew Tabackin.
(tiré de www.jazzflute.ch)
Ajouter aux favoris
Envoyer par mail
Vu: 3549 Commentaires (1)
![]() Ecrivez un commentaire
|
grzzz 26.6.2009 11:58 |
buldof 14.5.2009 13:39 |
phil 25.6.2009 19:18 |
loic 4.5.2009 15:23 |
goldabdel 31.5.2009 7:00 |
Chantal 1.5.2009 4:38 |
Né à Chicago, Coleman s'installa à New York en 1978. Malgré la formation de nombreux groupes durant sa carrière, son groupe principal Steve Coleman and Five Elements débute en 1981 et est toujours actif aujourd'hui.
Il est l'un des fondateurs du mouvement M-Base, famille spirituelle autour du concept de jouer...